Histoire d’un roman… le carnet ouvre, à nouveau, ses portes (10)

Publié le Mis à jour le

Je poursuis le travail de retranscription commencé il y a peu de temps[i], mais ici ce travail porte sur le nouveau carnet découvert il y a peu[ii].

Ferdinand se retrouve à Verdun… lieu tragique du 21 février au 19 décembre 1916. Sous un déluge d’obus, la bataille fit plus de 714 231 morts, disparus ou blessés, 362 000 soldats français et 337 000 allemands, une moyenne de 70 000 victimes pour chacun des dix mois de la bataille. C’est la plus longue et l’une des batailles les plus dévastatrices de la Première Guerre mondiale et de l’histoire de la guerre. Verdun apparaît comme le lieu d’une des batailles les plus inhumaines auxquelles l’homme s’est livré : l’artillerie y cause 80 % des pertes, le rôle des hommes y consiste surtout à survivre — et mourir — dans les pires conditions sur un terrain transformé en enfer, tout cela pour un résultat militaire nul. Elle se termina par un retour à la situation antérieure. Elle n’en constitue pas moins une grande victoire défensive de l’armée française, jugée a posteriori par les Allemands comme de même nature que la victoire de l’armée rouge dans la bataille de Stalingrad. Parallèlement, de juillet à novembre, l’armée britannique ainsi que l’armée française seront engagées dans la bataille de la Somme, tout aussi sanglante.

Alors que, côté allemand, ce sont pour l’essentiel les mêmes corps d’armée qui livreront toute la bataille, l’armée française fera passer à Verdun, par rotation, 70 % de ses Poilus, ce qui contribua à l’importance symbolique de cette bataille et à la renommée du général Pétain qui commanda la première partie de la bataille. C’est au général Nivelle que revint le mérite de l’enrayement définitif de l’offensive allemande (juin – juillet 1916), puis de la reconquête du terrain perdu entre octobre et novembre 1916 avec la récupération du fort de Douaumont, aidé en cela par son subordonné le général Mangin.

On apprend que le caporal (« le Cabot ») craque et doit être évacué à cause de crise de nerf. Ferdinand participe à la bataille de la cote 304 et du Mort-Hommes (place qui n’aura jamais aussi bien portée son nom).

Le 6 mars 1916, les Allemands pilonnent et attaquent le Mort-homme sur la rive gauche. Mais le feu français les arrête. Cette « bataille dans la bataille » va durer jusqu’au 15 mars. Au cours de ces 10 jours, le secteur est transformé en désert. Les combattants des deux bords y connaissent toutes les souffrances.

Simultanément, le 7 mars 1916, les Allemands lancent une offensive sur la rive droite, à partir de Douaumont. Cette partie du front fut le secteur le plus durement touché de la bataille. Le fort de Souville (aujourd’hui totalement en ruine), l’ouvrage de Thiaumont (totalement rayé du paysage), l’ouvrage de Froideterre (qui a bien résisté, bien que les différents organes du fort ne soient pas reliés par des souterrains) permirent à l’armée française de s’accrocher sur la dernière position haute dominant la ville de Verdun. Le village de Fleury-devant-Douaumont fut le théâtre de combats particulièrement intenses, il fut pris et repris seize fois. Mais les Allemands n’iront pas plus loin. Ce village, qui fait aujourd’hui partie des huit villages fantômes de France (qui ont un maire, mais n’ont plus d’habitants), a représenté l’avance extrême de l’armée allemande devant Verdun.

Le saillant de Verdun se transforme en une innommable boucherie où la sauvagerie l’emporte sur toute sorte de compassion. Le fer, le feu et la boue forment la triade infernale composant la vie du « poilu », mais aussi celle du « Feldgrau » allemand.

La 11e division bavaroise investit, le 20 mars, la cote 304 qui couvrait de son feu le Mort-Homme. Malgré ces succès, l’offensive générale allemande sur les deux rives de la Meuse est arrêtée par les Français.

Au début de la bataille les effectifs français étaient de 150 000 hommes. En avril, ils s’élèvent à 525 000 hommes. Cette concentration humaine sur une si faible surface pourrait expliquer dans une certaine mesure le bain de sang que constitue Verdun.

Le général Mangin doit reprendre le fort de Douaumont. La bataille s’engage par six jours de pilonnage du fort par les Français. L’infanterie prend pied sur le fort le 22 mai, mais en est chassée le 24.

Durant ce temps, 10 000 Français tombent pour garder la cote 304 où les Allemands sont accrochés sur les pentes.

La cote 304, la mort comme voisin…

«nous passons la la journée du 21 et la nuit nous regagnon les tranchés. nous partons a 8 heures le soir pour Hesne la Cpnie hors rang après avoir marchez 4 kilomètre en lignes d’escouades aussitôt etre passez Monzéville un obus tombe sur la route a 10 mètres de moi tue un Caporal et un homme de mon escouade. nous continuons quand même a marchez le tir de barrage que nous faissez les boches un peut plus loin un autre obus tombe encore sur la route et blesse encore 4 hommes de chez nous nous continuons quand même a marchez dans la direction de Hesnes que nous devons nous rendre à l’arrivée. tous près de Hesnes nous recevons des obus a gaz ou nous avons étez obliger de mettre nos masques.

nous arrivons donc dans le patlin qui était tout en flame et il y avait pas une minute d’interval entre les éclatements d’obus s’était terrible à voir les murs des maisons dégringoloait a tout instant nous somme commander d’escouade pour une corvée allez chercher des outils, pelle et pioches, nous alons donc les cherchez nous avons encore perdu un camarade qui était avec nous, il a disparu sous le bombardement ou est il l’on ne le sait pas et maintenant l’on nous fait sortir du patlin ou nous sommes allez nous reposser un peut dans des petites gitoune le matin quand il a fait clair nous avons vue l’on était à 2 kilomètre les lignes nous les pionniers a Gauche de Verdun entre le bois d’avocourt le Mort hommes a la cote 304 imposible de se figurer du bombardement nous avions encore jamais vue cela. L’on nous fait faire un abrit pour le colonel ou nous travaillons. Les journées les plus terribles que j’ai vue 23 mai et le 29 ou nous avons perdu notre lieutenant qui était tuez et un autre blessez par un obus tombez sur la gitoune le même jour un autre obus tombe sur trois camarade en tue 2 autre et blesse le 3eme donc un nommé Paillez de Marcillac qui a était mi en bouilli

Le 30 au soir nous sommes relevez par le 411e, nous avons perdu à la compagnie 60 hommes morts et blessez le commandant et le capitaine qui avait était blessez en arrivant le premier soir que le régiment arrivez la le 20 a Hesnes.

Nous avons eu 23 tuez donc le reste blessez. Nous laissons le secteur la nuit à 11 heures. nous

Alons couchez dans le bois de Monzevilles a la belle étoile couchez sur notre dac. Le lendemain nous partons a 6 heures pour les bois de St Pierre ou nous passons toute la journée et le soir nous couchons dans des baraquement. Le Matin le 1 juin le jour de L’assencion nous partons a 7 heures nous faisons 10 kilomètres et nous arrivons a Jubécour ou nous restons la en réserve. mais se qui nous ennuie le plus ces que l’on parle de nous faire encore remontez à la Cote 304. Ces le 5 juin que je faie ce petit récit par un très vilain temps il plus a plein temps. Nous sommes restez la jusque au 15 juin que nous repartons au tranchée. L’on nous formes par équipe les pionniers nous sommes 13 par bataillon je suis afecté au 3e nous partons donc le soir a 6 heures de Jubécour ou nous rendons a Hesnes assez tranquille nous passons la nuit dans une cave avec toujours les mêmes bombardement abituelles le lendemain le 16 juin notre caporal est allez reconnaitre le secteur nous devons partir la nuit. La nuit rendue nous ne partons pas le Cabot ses trouvez mal nous passons encore la nuit dans la cave, et le matin l’on porte au poste de secours et il est evacuez ses des crises de nerfs qui le rendait malade. L’on nous donne un autre Cabot et le soir a la nuit le 17 nous montons donc la Cotes 304 par un feu de barages terrible desendu au ravin de la morts ou les obus tombait le plus fort nous perdons notre route l’on ne savait plus ou l’on allez, et a chaque pas l’on voyait des pauvres malheureux qui venait de tombez morts. Nous mettons donc dans un trou ou un bout de tranchés que il y avait de l’eau et l’on se couche la j’aie vue ma morts bien des fois moi et mes camarade car sa tombez tous pres de nous… »

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