Carnet de Ferdinand

Histoire d’un roman… EXLUSIVITE

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En exclusivité la première version du prologue de mon futur roman

PROLOGUE

 

Saint-Ciers. France – février 1912. Une nouvelle fait le tour du village,  Wilhem est né. Ferdinand ne travaille pas aujourd’hui, les champs peuvent bien attendre un peu. Que d’insouciance légitime dans le regard des parents. Ce garçon on l’attendait depuis un petit moment. Dans les bras de Victorine, il ne se doute pas qu’il vivra par procuration une des plus ignobles des Guerres de l’histoire, pas plus qu’il sera quelques années plus tard un résistant ordinaire de la barbarie humaine. Cette famille traversera le XXe siècle fière d’avoir accompli ce qu’on attendait d’elle, mais surtout d’en être revenu vivant…

Grimsby. Angleterre – mai 1914. Thomas, contremaître aux docks de Grimsby,  rentre du port retrouver ses anciens camarades de classe au pub. Il discute des tensions politiques et nationalistes, l’Allemagne réfléchit à des préparatifs d’une guerre préventive contre la France et la Russie. Tous espèrent une fin heureuse des crispations identitaires. Autour d’une bière, ils ne se savent pas qu’ils répondront à l’appel de Kitchener à constituer un bataillon de copains…

 Casablanca. Maroc – juin 1914. Malik participe à la construction d’un entrepôt qui doit très prochainement recevoir des munitions, des armes et des uniformes. Il vient d’être incorporé de force à la Troupe auxiliaire marocaine, il ne souhaite pas se battre, son père a connu l’horreur des combats en 1870, lui a vécu le coup de Tanger. Il ne sait pas qu’il viendra compléter le 1e régiment de tirailleurs marocains qui s’illustrera sous le nom de Brigade de chasseurs indigènes en septembre…

 Dresde. Allemagne – juillet 1914. Karl fête ses 23 ans par une convocation. En tant que réserviste, il doit se rendre à son régiment le plus rapidement possible. Il est chimiste, ses compétences sont recherchées, il n’imagine pas qu’il participera à la première attaque de gaz contre les armées françaises sous la direction de Haber. Il ne sait pas encore  qu’en transite à Berlin en 1917 il rencontrera un caporal qui le fera fusiller en 1941, quand il refusa de modifier un pesticide, lui c’est pour la vie qu’il travaille…

Saint Petersburg – août 1914. Vladimir du haut de ses 14 ans vient de terminer son service de nuit à l’usine. En rentrant chez lui, il rencontre son oncle, policier, qui lui annonce que l’Allemagne a déclaré la guerre à l’empire Russe. Il retourne à l’usine prévenir les camarades du syndicat, lui n’a pas peur, il est trop jeune, mais ses amis de galère ? Il ne sait pas que sa guerre à lui sera civile…

 

Le 3 août l’armée allemande déclare la guerre à la France et entre en Belgique…

 

 

Histoire d’un roman… le carnet ferme ses portes (15)

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Je poursuis le travail de retranscription commencé il y a peu de temps[i], mais ici ce travail porte sur le nouveau carnet découvert il y a peu[ii]. Dernière partie du récit de Ferdinand, nous sommes à quelques semaines de la seconde bataille Verdun, où le 6e régiment d’infanterie de Saintes participera à la prise de la ferme Mormont. Pour ce combat, le Régiment recevra la croix de Guerre ;

« Le 7 août, le 6ème est ramené à Verdun et le 13 il relève le 2e R.I sur la Côte du Poivre. Il fournit un gros effort pour entretenir les organisations existantes et constituer les dépôts de munitions et de matériel nécessaires. Ces travaux se font sous des bombardements violents et des tirs particulièrement intenses à obus toxiques. Les Allemands emploient là un gaz nouveau, l’ypérite, et ils en font un usage abondant. Chaque nuit, les obus passent en un sifflement presque ininterrompu, les vallées disparaissent dans  les nappes de gaz, et les corvées diverses circulent, les hommes à demi asphyxiés, aveuglés, toussant et invectivant le Boche qui a su ajouter un nouveau raffinement aux misères et aux souffrances supportées depuis trois ans: 300 hommes sont évacués pour intoxication à la veille de  l’attaque, mais rien ne peut diminuer l’ardeur. Le 20 août à 4 h 40, après avoir subi un tir d’anéantissement des plus violents, le régiment attaque ayant comme objectifs : la Ferme de Mormont, d’abord, puis l’ouvrage du Buffle (Côte 326) et les tranchées Jutland et de Trèves, à l’ouest du Buffle. L’entrain est merveilleux et les tirs de barrage allemands ne réussissent pas à ralentir l’élan ; chacun sait où il va et est bien décidé à y aller. A 5 h. 25, le 1er Bataillon qui est parti en tête, atteint son objectif, la Ferme de Mormont, après avoir réduit les derniers défenseurs de l’ouvrage du Chevalet, qui menace le flanc droit du Bataillon.  A 6 h. 25, les 2e et 3e Bataillons le dépassent et partent à l’assaut de l’objectif final.  L’ouvrage du Buffle est enlevé d’un seul élan par le 3e Bataillon qui repousse trois contre-attaques et s’installe sur la position conquise malgré les pertes qu’il subit du fait du tir des mitrailleuses et de l’artillerie allemandes. Le 2e Bataillon, dont la gauche est arrêtée par des fils de fer intacts ne prend tout d’abord qu’une partie de la tranchée de Jutland. » [Histoire du 6e Régiment d’infanterie, rédigée en 1920, auteur inconnu : http://www.ancestramil.fr/uploads/01_doc/terre/infanterie/1914-1918/6_ri_historique_1914-1918.pdf ]

La belle tenue du régiment pendant l’offensive du 20 août lui vaut la citation à l’Ordre de l’Armée suivante qui vient en même temps consacrer les titres que le 6ème s’est acquis au cours des trois années de campagne :

Extrait de l’Ordre Général N°900

Le Général Commandant la IIe Armée, cite à l’Ordre de l’Armée:

Le 6ème régiment d’Infanterie : Sous le commandement du lieutenant-colonel MEULLE-DESJARDINS, s’est élancé avec impétuosité à l’attaque du 20 août 1917.  Malgré la violence des tirs de barrage allemands les pertes subies et l’arrêt momentané de sa gauche devant des obstacles incomplètement détruits, a marché droit au but, enlevant  successivement deux fortes positions, s’installant en fin d’attaque sur la Côte 326 (Ouvrage duBuffle).

« Violemment contre-attaqué à plusieurs reprises et sévèrement bombardé, a résisté pendant 5  jours, impassible et stoïque, à toutes les contre-attaques..»

Q. G. le 20 septembre 1917,

Le Général Commandant la IIème Armée

GUILLAUMAT

La ferme Mormont

« Ses le 15 que je raconte cela devant le petit Fort des quatre chemins. Nous restons la jusque au 23 que je pard en permission je revient le 4 juin au Cabaret rouge donc les Camarade arrive le soir même des tranchés, nous restons la jusque au 12 juin que nous remontons au Tranchés au Ravin de l’Hermitage entre le Bois des Caurière et Louvemont dans les derrière de la ferme des Chambrette nous travaillons a des Abrits pour munitions nous sommes relevez le 25 au soir par le 411e nous venons couchez au Cabaret rouges et le lendemain le 26 l’on part au Camp d’Avoust dans le bois de Nisseville, nous restons donc la dans les baraquement jusque au 28 a midi que nous avons était embarquer à Rampont. Le 29 nous débarquons à Mauvages dans la Meuse tous près de Vaucouleur a 10 kilomètre et 30 de Touf un très jolie petit patlin que l’on était très bien. Nous couchons deux nuits la et l’on repard a pieds car c’était par la que la Division devait prendre son repos. Nous partons le Matin le 1 juillet après 20 kilomètres de marche nous couchons à Vaux la Petite un très pauvre patlin. Le lendemain l’on pard de bon heur le 2 nous arrivons a Tromville un très jolie patlin a 11 tous [mot illisible] car il faisait chaud et l’on avait fait encore près de 20 kilomètres la on est très bien ravitallez en tous. Le 20 nous aprenons qui faut partir pour les tranchés travaillez avec le Génie le25 au soir l’on pard tous les pionniers de la Division J l’on desend du train a Landricourt le 26 et nous alons couché au Caserne Béveaux le lendemain l’on nous mene a Mangrignon ou était le 7e Génie pout travaillez avec eux. L’on nous emmène travaillez tous les matins en bateaux jusque a Brâs tous les Pionniers a la Cote du Poivre pour réparer un boyaux d’évacuation nous saisons le travail le 10 Août nous alons retrouver le Régiment a Verdun qui arrivez de Tronville. Le 12 le soir nous remontons au tranchés a la Carrières des Mitrailleur ou l’on nous fait encore les préparation d’ataque nous faisons des pistes pour les mulets depuis le poste du colon jusque en première lignes et il ne y faisais pas bon non plus car les Boches nos envoyer gaz dans le Regiment depuis le 12 au 20 le jour de L’ataque il y avait dans les 400 hommes hors de combat. Le 20 Août l’ataque se déclenche le Régiment avait pour missions de prendre la Ferme Mormont et l’ouvrage de Bluff, toute les possitions on était prisses et conservées. Nous les pionniers l’on pard avec la dernières vagues pour préparer une piste pour allez au colon et des abrits le soir meme après l’ataque l’on mène les Mulet avec le ravitaillement au Colon. Le soir mêmes les boches on contre ataquez en nous infligeant de lourde perte mais le Régiment na pas reculer tout de même. Nous gardons les possitions jusque au 24 le soir que l’on est relevez par le 35e inf. Les Compagnie Desende au nombre de 18 à 20 nous alons couchez à Verdun le soir du 24 et le lendemain le 25 nous prenons les Autos a Glorieux a 8 heures et nos arrivons  a 8 heures le soir sans  [mot illisible] a Chaudry tous près le 26 de Arcis sur Aubes entre Vitry le François et Troyes. Nous sommes très bien dans le patlin avec une rivière tous près que il y a du Poisson. C’est le 30 que je raconte cela j’atend pour m’en allez en permes…   »

 

FIN


Histoire d’un roman… le carnet ouvre, à nouveau, ses portes (14)

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Je poursuis le travail de retranscription commencé il y a peu de temps[i], mais ici ce travail porte sur le nouveau carnet découvert il y a peu[ii]. Ferdinand parle de crapouillot, dans l’argot des combattants, ce terme désigne les différents types de mortiers de tranchée et leurs projectiles, dont l’utilisation est croissante au cours de la guerre, leur tir courbe étant adapté à la guerre des tranchées. Par extension sont créés le verbe « crapouilloter » et le substantif « crapouillage » pour désigner le fait de bombarder avec un crapouillot. Enfin, Le Crapouillot est le titre du journal de Jean Galtier-Boissière dans l’entre-deux-guerres, créé par un ancien du Canard enchaîné.

Le 20 août 1917, l’armée de Verdun, sous les ordres du général Guillaumat, attaque, à gauche et à droite de la Meuse, sur un front de 18 kilomètres : à droite, la côte de Talou, Champneuville, la cote 344 sont enlevées ; à gauche, le Mort-Homme, le bois des Corbeaux, d’Avocourt, de Cumières sont repris. Le lendemain : prise de Samogneux sur la rive droite, de Regnéville et de la Côte de l’Oie sur la rive gauche. Le 24, après avoir repoussé des contre-attaques, la cote 304 est enlevée, et le 26, le bois des Fosses et le bois de Beaumont. En septembre, après l’occupation du bois des Caurières, l’armée française est revenue à ses anciennes lignes de 1916. Les tentatives allemandes du début d’octobre pour reprendre ces positions resteront infructueuses.

 A nouveau Verdun

«ces le 17 que je raconte cela il fait un très beau temps nous atendons 3 heures pour monter au tranchés nous alons a la Carrière Sud ou nous travaillons toujours au abrits ou nous sommes bombardez pendant le séjour que nous sommes la les 7 jours, nous retournons a Verdun le 24 le soir, nous travailons un jour a montez des lits dans les caves. Le 31 Mars nous retournons au tranchés encore a la carrière Sud, nous alons couchez le soir a la carrière Nord le lendemain le 1 Avril l’on embauche a la carrière Sud. Le soir nous partons moi et 2 Camarades pour allez a la 3e escouade au bois des caurrières a travaillez a un abrit pour le commandant du 1e bataillon 2 jours après deux camarades son venu nous trouvez pour faire un emplacement pour un crapouillot un nommez Bernard et Guillet dans la nuit en travaillant un crapouillot leur tombe desus tue Guillet et blesse Bernard. Le 7 nous somme relevez et nous alons encore a Verdun. Nous restons donc la Compagnie la pendant 7 jours nous remontons donc encore a la Carrière Sud le 14 le soir nous travaillons pendant les 9 jours et l’on couchez a la carrière nord le 23 l’on est relevez par les 247 nous partons le soir a la nuit ou nous sommes bombardez toute la nuit car les almand s’était aperçu de la releve dans la meme journée un avion était venu desendre une saucisse a Verdun l »on nous mene au Cabaret Rouge dans un abrit d’artillerie tous prés des Casernes Marseau. Nous restons la a travaillez jusque au 2 Mai. Le 4 nous montons au tranchés. Nous changeons de secteur le régiment prend le secteur de la droite de Bezonveau a allez du coté de veaux.

Les pionniers monte dans les bataillons la 4e escouades nous alons au 3e bataillon nous sommes disperser dans les Compagnie, moi je suis avec deux copains a travaillez al a 3e compagnie Mitralleur. Le 5 l’on prend le travail. Je travail toute la nuit a faire des emplacement pour Mitralleusses. Le 5 le soir en travaillant il y a eu une canonade terrible au ravin du Prés ou je travaillez un tir de barrage ses produit s’en savoir pourquoi. Nous sommes restez la toujours au même travail jusque au 14 dans la nuit ou nous sommes relevez par le 276 nous partons l’escouade au 4 cheminée devant Fleury nous passons toute la nuit sans savoir bien ou on allez car le Copain qui était venu reconnaitre dans la journée se reconnaissez plus il a mouillez une partie de la nuit nous sommes tout tremper en arrivant nous avons pas pu nous couchez, car le Régiment que nous devions prendre les emplacement parter que le soir nous restons donc toute la journée dehors heureusement qu’il fait beau temps un beau soleil …  »

Histoire d’un roman… le carnet ouvre, à nouveau, ses portes (13)

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Je poursuis le travail de retranscription commencé il y a peu de temps[i], mais ici ce travail porte sur le nouveau carnet découvert il y a peu[ii]. Nous entrons en 1917, et Ferdinand nous apprend qu’il fait partie de la compagnie Hors-rang, c’est-à-dire une Compagnie unique qui se trouve au niveau du régiment et regroupe ce qui touche au fonctionnement administratif, logistique et au commandement du régiment. On y trouve le secrétariat du colonel et de son petit état-major, les cellules traitant de l’approvisionnement en matériel, habillement, nourriture, un peloton de pionniers pour les travaux de protection, la section de brancardiers qui est en même temps la musique du régiment. Pour commander, il faut assurer les liaisons vers les supérieurs et les subordonnés, et naturellement une équipe de téléphonistes y a sa place.

Dans ce passage Ferdinand parle de saucisse, en argot des combattants, on entend par là un ballon d’observation. Le nom vient de la forme allongée de ces ballons.

1917, déjà trois ans…

« Le 21 a 2 heures de l’après midi, nous partons 3 copains a Dugny a 8 kilomètres de Verdun ou nous prenons le train a 5 heures le petit meussieurs qui nous mène a Revigny a 10 heure et demi nous arrivons. Nous prenons le train a 5 heures le matin. J’arrive a Montendre le 23 a 11 heures et demi, Je repard le 31 par l’express de 18 heures le soir pour Paris ou j’arrive a 8 heures le matin a la gare Montparnasse je prend le métro aussitôt pour la gare de l’Est. Après cette Balade toute la journée du 1 janvier nous partons a 3 heures de l’après midi ou nous arrivons a minuit a Rvigny nous couchons la, et le Lendemain le 2 l’on prend le train pour Dugny a 9 heures du matin et nous arrivons a 6 heures le soir. Nous rendons donc à Verdun, a la Casserne Niel ou était mon sac. L’on couche la et le 3 après midi l’on pard pour Bras avec le sergent Galment qui était avec moi. Nous nous rendons a la carrière des Mitralleurs ou était les pionniers. Le 6 nous sommes relevez par le 12e, nous alons a la Casserne de Thiervilles tious près de Jardin Tontaing l’on reste la dans les caves de la Cassernes jusque au 11. Le soir a huit heure nous prenons le train a la gare de Verdun pour allez au repos a Ancervilles près de Saint Dizier, nous arrivons donc la le 12 janvier le matin a 7 heures a la gare de Ancervilles-Gues. Une jolie petite bourgade un Canton de 2000 habitants très bien vue pour la population civile. Le 30 la tournée du théatres au Armés nous donne représentation au 12e et nous la compagnie Hors-Rang et le 1e bataillon. nous passons un très bon repos par un temps très froid car il y a toujours de la neige, nous partons le 7 février au Matin a St Dizier à 8 heures et nous arrivons a Verdun a la gare le soir à 6 heures l’on nous mène couchez au quartier Anthouard près l’Hopital St Nicolas nous passons la nuit la, et le lendemain a 11 heures le 8 l’on nous emmène au Cassernes Marseau ou nous avons touchez pour 2 jour de vivres a 4 kilomètres de Verdun. Le soir a 4 heures l’on pard pour les tranchés du coté de Bezonveau par un vent glaciale comme je n’avais jamais vut personne ne pouvait se tenir debout comme il y avait de la glace sur le terrain. Nous arrivons donc après 12 kilomètres tous près du fort de Douaumont a Droite a 800 mètres les pionniers nous sommes dans une Carrière ou nous travaillons au abrit, nous restons donc la bien mal ravitaillez a manger des Conserves et pour faire du café il fallez faire fondre de la glace. Nous laisson le secteur avec regret car l’on avait pas un obus nous alons a la place Jeanne d’Arc, dans notre meme emplacement que j’était quand j’avais parti en permes. Ces le 19 que je raconte cela, nous ne savons pas encore le temps que nous serrons la. Le 22 février nous remontons les pionniers nous alons a la Carrière Sud au Sud-est du fort de douaumont nous faison des abrit jusque au 28 que nous avons eu la relève nous partons le soir a 5 heures, et nous avons eux une mauvaise releve car l’on a était bombardé, il a encore falut faire vitte pour sortir desous les obus qui nous acompagniez. J’ai eu le derière de ma capiote traversez par les éclats mais pas de mal. Je suis restez derière pour amenez un camarade avec le caporal qui s’était tordu un pied nous arivons a 10 heures. Deux jours après être rendut je vais travailler avec les sapeur a faire des lits dans les caves. Je suis restez donc à Verdun toujours au meme cantonnement jusque au 17 mars que nous remontons au tranchés dans les 17 jours que je suis restez a Verdun les almands les aviateur on désendu deux saucisse donc les observateurs son descendus dans leur parachute…       »

Histoire d’un roman… le carnet ouvre, à nouveau, ses portes (12)

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 Je poursuis le travail de retranscription commencé il y a peu de temps[i], mais ici ce travail porte sur le nouveau carnet découvert il y a peu[ii].

Loin du feu… au Génie

« La cgnies nous somme très bien logé, mais moi Je ne suis pas bien a mon aise depuis que nous somme la j’ai toujour la Diarréé et le major ne peut pas me la couper. Ses un reste des tranchée. Ses le 3 juillet que je fait ce petit récit par un très vilain temps dans la Meuse a 8 kilometres de Barleduc. Le 7 juillet je suis évacuez pour une enterite à Bar le duc. Je suis rester la jusqu’au 26 que je suis partit en convalesences de 7 jours. Je revient à St Dizier pour me faire équiper. Je par de Montendre au train de 4 heures le 7 Août et j’arrive a St Diziers le 8 à 10 heure le soir. Le 9 je suis équiper, le 10 le soir à 4 heures. Je pars pour Magneville ou était le dépôt de la division, le lendemain je passe la visite et je suis bon partir et le lendemain nous partons le 12 a 4 heure le matin en renfort du 3e bataillon. Je suis afecter à la 10e pour le moment.

Partit le 19 août en auto a 7 heure le matin le bataillon l’on nous mène au bois saint Pierre ou nous desendons a midi nous mangeons la soupe dans le bois et à 4 heures nous en venons a Ville sur Coussance. Je vaie travaillez tous les jours jusque au 26 que le bataillon par au tranchés et moi je retourne au Pionnier que je en suis pas car je me faisais du mauvais sang à la 10e le 26. Ses le 27 que je fait se récit par un très vilain temps car il pleut tous les jours le 30 nous montons a Isnes ou l’on travail pendant 12 jours a un abrit pour le colonel nous revenons au repos au bois Fougère. Le 24 7bre nous remontons encore à Isnes encore pour travailler. Je suis désignez pour allez travailler a un abrit pour le général a la cote 310. Je reste la 4 jours et je retourne a Isnes ou nous montons un poste d’observatoire en ciment derrière le poste du Colonel desus la crète. Nous laisons Isnes le 2 octobre pour allez au repos a Ville sur Coussane le 12 le Régiment repard au tranchés, moi je reste au génie a travaillez je reste la jusque au 15 a Ville sur Cousance au 7 janvier. Le 15 nous partons moi et un nommé Picard pour allez au bois le Conte au 18e d’Artillerie por monter des écurie nous restons donc la jusque au 23. L’on vient nous chercher pour allez au 38e d’Artillerie montez une baraque pour les hommes par un très vilain temps il pleut tous les jours. Nous restons la jusque au 29 que nous rejoignons le Cgnie du Génie a Ville sur Cousance le matin la Division est relevez et pard au repos le Lendemain matin le 30 l’on nous emmene le 4 a Laheycourt pour préparer le Cantonnement pour l’Etat major du Corps d’Armée de Maudhuit, l’on nous fait reparer des écuries, faire des Cabinets, nous sommes très bien avec un vieux sergent du 101 territorial un jolie petit Patlin très agréable et le habitant aussi. Moi et Camarade l’on trouve une maison pour travaillez tous les soirs après la soupe nous alons travaillez nous restons donc la jusque au 23 novembre que lon fait rejoindre le régiment avec beaucoup de regret car l’on savait se qui nous atendez 

Nous prenons donc le train a Laheycourt et nous desendons a Vaubécourt et la l’on rejoint la Cpgniea Prests a 15 kilomètres d’où nous étions, en arrivant la l’on me dit que Elysez était venu me reclamez a deux fois, qu’il était a Ives un patlin a 3 kilometres je part aussitôt pour le trouvez, je le trouve nous soupons ensemble et il vient m’accompagnez. En arrivant à Prests j’ai vailly atrapez 8 jours de prison pour etre pas rentrer à l’appel.

Le 24 je vois après la soupe le soir mon beau frère il vient me voir a son tour, nous restons la soirée ensemble et il repard, nous faisont complot de nous revoir le dimanche le 26 que je devait allez le voir Mais il faut partir le 26 les autos vienne nous chercher à Prests et il nous emmene dans la Direction de Verdun dans le camps Drouat ou l’on nous débarque à 2 heures nous passons la nuit la  et le lendemain il faut partir le soir le 27 par une nuit très noir nous arrivons a 10 heures a Verdun ou nous couchons dans la Prison, nous passons la nuit trsè bien couchez sur de bon matelas.

Le 28 le soir l’on pard pour Bras a 8 kilometre de Verdun. Un patlin ou il y a pas une seule maison debout nous passons la nuit dans une cave. Et toute la journée du 29 et le 30 le matin nous partons a l’escouade a la cote du Poivre pour travaillez a faire des sapes a cotés du 1 bataillon qui était en ligne. Nous restons la jusque au 14 tous les jours de grand bombardement, l’on préparer une ataque. Le 14 décembre nous sommes donc relevez avec joie.

Nous alons a Verdun nous arrivons a minuit ou nous couchons dans une belle maison bourgeoise sur la place Jeanne d’Arc. Le lendemain nous aprenons que l’attaque a eu lieu a partir de 10 heures, la 126e Divisoin a ataquez a la cotre du Poivre, je ne peux pas dire les pertes que le régiment a eu pendant les 15 jours mais elle ne son pas forte. L’attaque a parti de 304 a Vaux sur un front de 10 kilomètres. Le 15 l’on a fait dans les 7000.500 prisonnier donc que un très grand nombres est passez a Verdun que nous avons vue. Ces le 17 que je fais ce récit l’on s’atend a chaque instant de partir encore a la cote du Poivre, car les 3 bataillon y son retournez.

Le 20 décembre étant a la place Jeanne d’Arc l’on vient m’apprendre que je partais en permes le Lendemain… »

Histoire d’un roman… le carnet ouvre, à nouveau, ses portes (11)

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Je poursuis le travail de retranscription commencé il y a peu de temps[i], mais ici ce travail porte sur le nouveau carnet découvert il y a peu[ii].

Mon copain Gourdet de Saint Maigrin

«Quand sa ses calmer un peut l’on a parti et nous avons arrivez au porte du Commandans. Nous rentrons dans une gitounes mais nous étions les uns sur les autres très Génez, mais enfin nous étions à l’abris tout de même dans la nuit mon sergent vient d’amener une corvez et il aprent que deux conducteur vient de se faire tuez avec les mulets, et y aprent que ses mon copain Gourdet de Saint Maigrin, cette nuit la ces le 17 juin une attaque de boches se déclanche au Mort Homme au liquide enflamez ses encore épouvantable a voir, le lendemain le 18 les boches bombarde les premières lignes ou il inflige de grosse perte. le nous alons dans l’équipe a la 12e compagnie relevez les tranchés et ramassez les pauvres morts triste spectacle pour loi il devait y avoir cette journée la a la 12e 12 morts et une grande quantité de blessez, dont le Capitain blesser et un lientenant et l’adjudant et j’oubliai de dire aussi que à la 9e le capitaine mort lieutenant mort. Adjudant mort, et plusieurs sou officier, tous les soirs nous allons travaillez en premières lignes le 22 nous étions a travaillez a la 10e moi et un camarade nous avons eut des Gaz toute la nuit il a fallu avoir le masque devant la figure. Le 24 le bataillon est relevez le soir et nous partons l’équipe pour Isnes le matin nous traversons tous le ravin de la morts assez tranquille le 25 l’on nous fait travailler l’équipe a faire un abrit au colon. Avec desus le Cimetière de Isnes. tous les jours les nuits tranquilles dans de bonne cave. Le 27 le soir l’on aprent que le colon est relevez a la nuit le Groupe que nous étions l’on nous fait porter les bagages du Colon a la Voiture à traversez le patlin que les obus tombait toujours a 10 heures l’on nous fait partir de la cave ou nous alons au bout du patlin pour nous rasemblez nous restons la jusqua 1 heure du matin par un temps épouvantable, nous partons donc pour le bois de Bethlin ville ou nous arrivons a 4 heures tout mouillez car il a pas desaisez de tomber nous buvons le café et n’on mange un soupe toujours l’eau sur la peau et nos camarades du premier bataillon vienne nous rejoindre car il se son  [illisible] a Midi l’on nous fait mettre sac au dos et l’on part pour le bois Saint Pierre toujours avec la flotte nous restons donc la jusqu’à 7 heures et l’on desnd à la gares de Dambale qui est à 2 km ou nous étions on nous monte dans le train et a 9 heures l’on part sous les obus car les boches nous bombardez mais il y a pas eu de mal. Nous restons toute la nuit dans le train nous désendons Robert Espagnes a 4 heures le 29 après cela l’on nous fait faire 2 kilomètres et nous somme a Trémont la Cgnie et le 1 bataillon le 3e est a Robert Espagnes il conte une compagnie de perte et ainsi que les premier s’était terribles se qui se passez… »

Histoire d’un roman… le carnet ouvre, à nouveau, ses portes (10)

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Je poursuis le travail de retranscription commencé il y a peu de temps[i], mais ici ce travail porte sur le nouveau carnet découvert il y a peu[ii].

Ferdinand se retrouve à Verdun… lieu tragique du 21 février au 19 décembre 1916. Sous un déluge d’obus, la bataille fit plus de 714 231 morts, disparus ou blessés, 362 000 soldats français et 337 000 allemands, une moyenne de 70 000 victimes pour chacun des dix mois de la bataille. C’est la plus longue et l’une des batailles les plus dévastatrices de la Première Guerre mondiale et de l’histoire de la guerre. Verdun apparaît comme le lieu d’une des batailles les plus inhumaines auxquelles l’homme s’est livré : l’artillerie y cause 80 % des pertes, le rôle des hommes y consiste surtout à survivre — et mourir — dans les pires conditions sur un terrain transformé en enfer, tout cela pour un résultat militaire nul. Elle se termina par un retour à la situation antérieure. Elle n’en constitue pas moins une grande victoire défensive de l’armée française, jugée a posteriori par les Allemands comme de même nature que la victoire de l’armée rouge dans la bataille de Stalingrad. Parallèlement, de juillet à novembre, l’armée britannique ainsi que l’armée française seront engagées dans la bataille de la Somme, tout aussi sanglante.

Alors que, côté allemand, ce sont pour l’essentiel les mêmes corps d’armée qui livreront toute la bataille, l’armée française fera passer à Verdun, par rotation, 70 % de ses Poilus, ce qui contribua à l’importance symbolique de cette bataille et à la renommée du général Pétain qui commanda la première partie de la bataille. C’est au général Nivelle que revint le mérite de l’enrayement définitif de l’offensive allemande (juin – juillet 1916), puis de la reconquête du terrain perdu entre octobre et novembre 1916 avec la récupération du fort de Douaumont, aidé en cela par son subordonné le général Mangin.

On apprend que le caporal (« le Cabot ») craque et doit être évacué à cause de crise de nerf. Ferdinand participe à la bataille de la cote 304 et du Mort-Hommes (place qui n’aura jamais aussi bien portée son nom).

Le 6 mars 1916, les Allemands pilonnent et attaquent le Mort-homme sur la rive gauche. Mais le feu français les arrête. Cette « bataille dans la bataille » va durer jusqu’au 15 mars. Au cours de ces 10 jours, le secteur est transformé en désert. Les combattants des deux bords y connaissent toutes les souffrances.

Simultanément, le 7 mars 1916, les Allemands lancent une offensive sur la rive droite, à partir de Douaumont. Cette partie du front fut le secteur le plus durement touché de la bataille. Le fort de Souville (aujourd’hui totalement en ruine), l’ouvrage de Thiaumont (totalement rayé du paysage), l’ouvrage de Froideterre (qui a bien résisté, bien que les différents organes du fort ne soient pas reliés par des souterrains) permirent à l’armée française de s’accrocher sur la dernière position haute dominant la ville de Verdun. Le village de Fleury-devant-Douaumont fut le théâtre de combats particulièrement intenses, il fut pris et repris seize fois. Mais les Allemands n’iront pas plus loin. Ce village, qui fait aujourd’hui partie des huit villages fantômes de France (qui ont un maire, mais n’ont plus d’habitants), a représenté l’avance extrême de l’armée allemande devant Verdun.

Le saillant de Verdun se transforme en une innommable boucherie où la sauvagerie l’emporte sur toute sorte de compassion. Le fer, le feu et la boue forment la triade infernale composant la vie du « poilu », mais aussi celle du « Feldgrau » allemand.

La 11e division bavaroise investit, le 20 mars, la cote 304 qui couvrait de son feu le Mort-Homme. Malgré ces succès, l’offensive générale allemande sur les deux rives de la Meuse est arrêtée par les Français.

Au début de la bataille les effectifs français étaient de 150 000 hommes. En avril, ils s’élèvent à 525 000 hommes. Cette concentration humaine sur une si faible surface pourrait expliquer dans une certaine mesure le bain de sang que constitue Verdun.

Le général Mangin doit reprendre le fort de Douaumont. La bataille s’engage par six jours de pilonnage du fort par les Français. L’infanterie prend pied sur le fort le 22 mai, mais en est chassée le 24.

Durant ce temps, 10 000 Français tombent pour garder la cote 304 où les Allemands sont accrochés sur les pentes.

La cote 304, la mort comme voisin…

«nous passons la la journée du 21 et la nuit nous regagnon les tranchés. nous partons a 8 heures le soir pour Hesne la Cpnie hors rang après avoir marchez 4 kilomètre en lignes d’escouades aussitôt etre passez Monzéville un obus tombe sur la route a 10 mètres de moi tue un Caporal et un homme de mon escouade. nous continuons quand même a marchez le tir de barrage que nous faissez les boches un peut plus loin un autre obus tombe encore sur la route et blesse encore 4 hommes de chez nous nous continuons quand même a marchez dans la direction de Hesnes que nous devons nous rendre à l’arrivée. tous près de Hesnes nous recevons des obus a gaz ou nous avons étez obliger de mettre nos masques.

nous arrivons donc dans le patlin qui était tout en flame et il y avait pas une minute d’interval entre les éclatements d’obus s’était terrible à voir les murs des maisons dégringoloait a tout instant nous somme commander d’escouade pour une corvée allez chercher des outils, pelle et pioches, nous alons donc les cherchez nous avons encore perdu un camarade qui était avec nous, il a disparu sous le bombardement ou est il l’on ne le sait pas et maintenant l’on nous fait sortir du patlin ou nous sommes allez nous reposser un peut dans des petites gitoune le matin quand il a fait clair nous avons vue l’on était à 2 kilomètre les lignes nous les pionniers a Gauche de Verdun entre le bois d’avocourt le Mort hommes a la cote 304 imposible de se figurer du bombardement nous avions encore jamais vue cela. L’on nous fait faire un abrit pour le colonel ou nous travaillons. Les journées les plus terribles que j’ai vue 23 mai et le 29 ou nous avons perdu notre lieutenant qui était tuez et un autre blessez par un obus tombez sur la gitoune le même jour un autre obus tombe sur trois camarade en tue 2 autre et blesse le 3eme donc un nommé Paillez de Marcillac qui a était mi en bouilli

Le 30 au soir nous sommes relevez par le 411e, nous avons perdu à la compagnie 60 hommes morts et blessez le commandant et le capitaine qui avait était blessez en arrivant le premier soir que le régiment arrivez la le 20 a Hesnes.

Nous avons eu 23 tuez donc le reste blessez. Nous laissons le secteur la nuit à 11 heures. nous

Alons couchez dans le bois de Monzevilles a la belle étoile couchez sur notre dac. Le lendemain nous partons a 6 heures pour les bois de St Pierre ou nous passons toute la journée et le soir nous couchons dans des baraquement. Le Matin le 1 juin le jour de L’assencion nous partons a 7 heures nous faisons 10 kilomètres et nous arrivons a Jubécour ou nous restons la en réserve. mais se qui nous ennuie le plus ces que l’on parle de nous faire encore remontez à la Cote 304. Ces le 5 juin que je faie ce petit récit par un très vilain temps il plus a plein temps. Nous sommes restez la jusque au 15 juin que nous repartons au tranchée. L’on nous formes par équipe les pionniers nous sommes 13 par bataillon je suis afecté au 3e nous partons donc le soir a 6 heures de Jubécour ou nous rendons a Hesnes assez tranquille nous passons la nuit dans une cave avec toujours les mêmes bombardement abituelles le lendemain le 16 juin notre caporal est allez reconnaitre le secteur nous devons partir la nuit. La nuit rendue nous ne partons pas le Cabot ses trouvez mal nous passons encore la nuit dans la cave, et le matin l’on porte au poste de secours et il est evacuez ses des crises de nerfs qui le rendait malade. L’on nous donne un autre Cabot et le soir a la nuit le 17 nous montons donc la Cotes 304 par un feu de barages terrible desendu au ravin de la morts ou les obus tombait le plus fort nous perdons notre route l’on ne savait plus ou l’on allez, et a chaque pas l’on voyait des pauvres malheureux qui venait de tombez morts. Nous mettons donc dans un trou ou un bout de tranchés que il y avait de l’eau et l’on se couche la j’aie vue ma morts bien des fois moi et mes camarade car sa tombez tous pres de nous… »

Histoire d’un roman… le carnet ouvre, à nouveau, ses portes (9)

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Je poursuis le travail de retranscription commencé il y a peu de temps[i], mais ici ce travail porte sur le nouveau carnet découvert il y a peu[ii].

A ce moment, Ferdinand est incorporé au 15e corps d’armée, 123e division, 6e régiment d’infanterie[iii], ancien régiment Armagnac qui en son temps a fait ses armes à Valmy. Il est de la réserve et un pionnier. Il fera Verdun où le régiment obtient la Croix de Guerre.

J’avais donc fini la retranscription du précédent carnet où l’on apprenait que la Classe 1900, celle de Ferdinand, était relevée, on était le 19 novembre 1915. Voici le retour de Ferdinand sur le front après une permission. Ainsi, on peut penser qu’il a remis le premier carnet à ce moment là, il en entame un second, comme si le premier devait être un souvenir au cas où…

Il arrive près de la butte du Mesnil qui fut un lieu combat de la seconde bataille de Champagne.

La seconde bataille de Champagne a fait 27 851 tués ; 98 305 blessés, 53 658 prisonniers et disparus du côté français et des pertes beaucoup plus faibles du côté allemand. Le front a progressé de 3 à 4 km mais la rupture n’a pas été réalisée.

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 Suite du récit de la Campagne

«Partit pour allez en permission étant à Cuchery un jolie petit patlin dans la Marne a 17 kilomètres de Epernay le 11 décembre 1915 repartit de Montendre le 19 a 4 heures le soir arrivez le matin a Juvissy a 8 heure ou nous avons restez jusque 10 heures et nous repartons dans la direction de Paris. Nous desendons a la Gare de l’Est encorecomme quand l’on ny est partit, il est midi quand l’on est arrivez la l’on fait un petit tour dans Paris et nous partons pour Troye, nous desndons a 8 heures, nous mangeons au Buffet, moi et puis Martin que l’on ne s’était pas laissez depuis Montendre nous ret l’on repart a 10 heures pour Vitry le François le 20 l’on arrive a minuit et demi. L’on nous emène couchez dans un Grenier tous les permissionaire et l’on nous dit que nous aurions un trains que au matin à 7 heures. a 6 heures l’on vient nous réveillez si l’on voulez prendre quelques chose que il y avait un bistrot qui était ouvert, nous y alons et nous prenons un cafée, toujours avec Martin. nous prenons notre train a 7 heures le 21 l’on nous dit de désendre a Vitry la Ville nous y desendons, et l’on nous fait remontezaussitot et l’on nous dit qu’il fallait desendre à Chalons sur Marnes nous y desendons a 10 heures l’on se promène un peut dans la ville mais il ne faisait pas bien beau car il tombez sz la nèges toute la journés nous repartons le soir a 4 heures ou nous desendons a Valmy a 8 heures le soir nous chouchons a cotez de la gares. le lendemain a 7 heures l’on part pour Laval ou nous devions rejoindre notre régiment. arrivée a Laval le 22 a midi ou nous trouvons les cuisines mais le régiment n’était pas la il était au tranchés a la butte mesnil. Il a fallu retournez a Valmy pour retrouvez notre sac a une distance de kilomètres, nous arrivons donc le soir a 4 heures nous prenons notre sac et n’on s’en vat couchez avec la musique du régiment qui était à Valmy, nous repartont donc le matin pour rejoindre le 23 nous arrivons a Laval nous mangeons un peut et l’on pard au tranchés le soir avec le ravitaillement, quand nous arrivons la nous nous trouvons dans une boue et l’eau jusqu’au [mot illisible] ma Compagnie était en soutien du bataillon, le 27 nous désendons en réserve dans un ravin a 1000 mètres des boches le lendemain le 28 un obus vient tombez sur un de nos abris et tue 7 camarade et un autre morts un heure après donc 8 hommes tuez dont 5 blessés et évacués, moi blessez Légerement a la figure et au cou je reste 2 jours a L’infirmerie le 31 nous retournons au tranchés a la butte du Mesnil la section en réserve de la Compagnie nous sommes a peut prés tranquille le 6 janvier nous repartons au repos a Gizaucourt a 28 kilometres d’où nous étions du Cotés de Valmy

A Valmy un pays remarquable dans l’Histoire il y a une statut de Kerlermann des batailles livrer avec les boches il y a cent ans nous passons donc 8 jours tranquille donc que j’ai fait la cuisine pendant le repos. le 14 nous retournons encore au tranchés mais nous changeons de secteur un peut à droite ou nous relevons le 411eme de lignes a la butte de Beauséjour nous passons la 6 jours le 20 janvier la Compagnie remonte en première lignes et moi l’on me renvoie au Sapeur a la compagnie hors rangs . La je travail tous les jours mais l’on est tranquille pour les nuits ses le 29 que je fais ce petit récit que nous avons repos car l’on doit bombarder. Nous restons donc a beauséjour jusque au 30 Avril que nous avons étez relevez par le 9eme d’Infanterie nous passons la nuit au camps des Boyaux et nous partons le matin a 7 heures pour S[mot illisible] que nous prenons les Camions, autos a 1 heure après midi nous désendons des voitures a 7 heure a Vittry en Perthois, un jolie patlin a 3 kilomètres de Vittry le François ou nous avons passez 15 jours heureux il y avait un belle rivière qui était pleine de poissons nous prenons du poisson tous ce que l’on voulez le 16 Mai il a fallu partir le matin ou nous allons ocuchez le soir a Charmont après une étappe de 30 kilomètres la nous passons 4 jour encore assez tranquille le 20 le matin nous embarcons dans les Autos a 7 heures et l’on nous emene pres du bois saint pierre dans la meuse il était 3 heures a la nuit l’on se raproche des lignes nous alons couchez dans les bois de monzeville que nous entendons le canons toute la nuit et les obus éclatez même tous pres de nous. quoique nous étions a 8 kilomètres des lignes…  »

 

Le carnet ouvre ses portes… suite

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J’ai présenté ici même le retranscription du carnet de guerre de mon arrière grand père héro ordinaire de la grande guerre.

1. De nouvelles découvertes…

Mes investigations continuent… dans le dernier article je me posais des questions, je pensais qu’il avait pu être relevé en fin 1915 et donc appartenir à l’armée de réserve.

Je n’avais pas tout à fait tord, il appartient bien à l’armée de réserve, il est né en 1880, il a fait son service militaire en 1900, il a donc 34 ans en 1914.

Par un heureux hasard, et je tiens à remercier ma tante Janine Mornon, un second carnet a été découvert… ce week end ! Ce qui répond à de nombreuses questions. Ce second carnet est touchant, triste, émouvant par moment. On découvre un témoignage sur les combats, choses que l’on ne retrouvait guère dans le premier. Une lettre a été retrouvée…

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Ferdinand est donc incorporé à l’armée territoriale, qui normalement ne doit pas mener de combat en première ligne. Les membres sont des pionniers, c’est-à-dire qu’ils mènent des opérations de construction, de ravitaillement, soutien au génie. Mais, à plusieurs reprises et devant les pertes nombreuses, ils seront en première ligne.

2. Le 6e régiment d’infanterie et la territoriale

Les régiments d’infanterie territoriaux ne devaient pas coopérer aux opérations en rase campagne ; le plan de mobilisation ne le prévoyait pas, et ces régiments n’étaient pas outillés pour prêter leur appui aux régiments actifs. Dès la fin août 1914, les plus jeunes classes des territoriaux furent intégrées dans des régiments d’infanterie d’active et de réserve pour compenser les pertes.

Les régiments territoriaux sont initialement prévus pour assurer un service de garde et de police dans les gares, les villes, les frontières, sur les voies de communication, à l’occupation et à la défense des forts, des places fortes, des ponts et autres lieux sensibles. Ils se trouvèrent par suite des circonstances engagés dans la bataille ou avec une participation indirecte dans les combats.

Les territoriaux effectuent de la même manière divers travaux de terrassement, de fortification, de défense, entretien des routes et voies ferrées, creusement et réfection de tranchées et boyaux. [ce que l’on retrouve très souvent de le carnet]

Ils forment, avec les gendarmes, chasseurs forestiers, etc., des détachements chargé de suivre l’armée en marche pour explorer et nettoyer le champ de bataille. Il récupèrent ainsi un important matériel composé d’effets en tout genre, notamment des armes, arrêtent et escortent des soldats allemands isolés ou blessés, ramassent, identifient et ensevelissent des cadavres, construisent et gardent des camps de prisonniers. Ils saisissent également du bétail égaré. [le second carnet présente ces activités]

Ils sont également chargés de missions de ravitaillement et autres missions de soutien aux troupes de première ligne, sous les bombardements et les gaz. Un nombre important de territoriaux perdent la vie dans ces actions méconnues et difficiles mais indispensables. [Lors d’une contre-offensive allemande sur Verdun, leur rôle fut déterminant, nous verrons que Ferdinand a participé à Verdun]

Au fil des mois, alors même que la distinction dans l’emploi entre les régiments d’active et les régiments de réserve s’estompe, la spécificité de la territoriale cède la place à une utilisation commune à toutes les formations. De fait, les régiments territoriaux sont engagés en première ligne.

Tout d’abord, les territoriaux ont pour mission la garde dans les tranchées de première ligne dans des secteurs dits « calmes », le mitraillages des lignes allemandes par tirs indirects, l’occupation des tranchées de départ, en soutien des divisions d’attaque. Puis ils sont engagés en première ligne où ils s’illustrent, en particulier, lors des grandes offensives allemandes de 1918.

3. Et Ferdinand ?

Ferdinand est incorporé au 6e régiment d’infanterie de Saintes, il mènera des opérations de pionniers, il sera à Verdun. Il sera décoré de la croix de guerre. Son histoire continue…

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Histoire d’un roman… L’exploration du carnet

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Après la retranscription brute du carnet[1], voici la seconde étape : l’analyse. Il convient ici d’explorer les informations, de retracer le chemin parcouru, les lieux, les combats, les batailles, les déplacements.

Du départ au front[2]

Le 2 août 1914 est décrété la mobilisation générale en France, le 3 août l’Allemagne déclare la guerre à la France.

Le 24 août l’Allemagne contraint l’armée française à battre en retraite, l’armée Allemande envahit la France. Le 2 septembre, le gouvernement français quitte Paris pour Bordeaux. La première bataille de la Marne a lieu du 6 au 14 septembre 1914 pour repousser l’offensive de l’armée allemande qui est à 45 km de Paris. Cette contre offensive est une réussite militaire, mais elle préfigure ce que sera la Grande Guerre, 100 000 soldats sont morts. L’armée allemande se retire, le front va se stabiliser. Le 20 septembre Reims est repris par l’armée française.

Le 30 septembre, Ferdinand part de la gare de Saintes en Charente Maritime en direction du front. On apprend qu’il se rend dans la Marne pour Fismes à l’Ouest de Reims. Un long trajet en train…

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Craonne [3]

Dans le troisième épisode, on apprend que Ferdinand est proche de Craonne, qui fut un lieu dramatique de la première guerre mondiale. Ce village a une histoire militaire tragique, déjà en 1814 où Napoléon a remporte une de ces dernières batailles.

Craonne est un village martyr qui sera le berceau de plusieurs combats meurtriers lors de la première guerre mondiale.  En 1914, après la première bataille de l’Aisne, le village est occupé et sa population est déplacée : le village se situe en effet sur la ligne de front.

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Il sera rasé lors de l’offensive de 1917 d’un tristement généralissime commandant des armées française, un certain Nivelle. Craonne est situé sur les pentes du plateau… du Chemin des Dames.  Les combats y sont terribles lors de cette offensive : la 1re division d’infanterie qui monte à l’assaut se trouve bloquée au niveau des caves de Craonne. Après l’échec de cette offensive et les pertes graves subies, plus de 130 000 hommes en 10 jours, l’armée française doit faire face à de nombreux actes d’insoumission concernant plus de 150 unités, c’est le début des mutineries. La Chanson de Craonne[4], devenue célèbre, associe le village à ces insoumissions et au pacifisme.

La guerre s’enlise… c’est le temps des tranchées.

Dans les autres passages, on s’aperçoit que l’essentiel du travail de Ferdinand et de ses camarades se résume à la construction et la consolidation des tranchées. Peu de scènes de combat sont présentes, Ferdinand est le plus souvent en réserve. Quelques passages en première ligne, l’hypothèse que je porte est qu’il fut réserviste, l’armée française après la loi des trois ans en 1913 s’organise de la sorte :

–          service militaire pendant trois ans (armée d’active) ;

–          réserviste pendant onze ans (armée de réserve) ;

–          territorial pendant six ans (armée territoriale) ;

–          réserviste de la territoriale pendant six ans (armée territoriale).

Au total : 25 classes sous les drapeaux à la mobilisation, soit, en 1914, de la classe 1889 à la classe 1914, c’est-à-dire des gens nés entre 1869 et 1894. Les effectifs mobilisés en août 1914 sont de 3 580 000 hommes (un Français sur dix). Il me reste à poursuivre mes recherches pour découvrir sa classe, on peut penser que ce fut la classe 1900, ce qui explique que le carnet d’arrête en 1915, lorsque Ferdinand explique que cette classe est relevée. Les derniers mois sont synonymes de mouvements perpétuels, de village en village. La carte suivant reprend l’ensemble de ces mouvements.

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Ce qui est frappant, mais pas surprenant, c’est la nécessité d’oublier la condition de militaire. Le vin est un allié, mais on retrouve des passages de camaraderie et de solidarité entre militaires. Les passages des échanges avec les tirailleurs l’illustrent bien.

Vers le roman

Cette première étape pose les bases du futur roman. Maintenant, je me lance dans la connaissance même du personnage que je ne connais qu’à travers le carnet. Un long travail d’archive commence, mais la trame de l’histoire est déjà toute tracée…

 

Histoire d’un roman… le carnet ouvre ses portes (8)

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Je poursuis et termine le travail de retranscription, commencé il y a peu de temps[i]. C’est le dernier passage, les écrits sont beaucoup plus espacés, on passe du 8 janvier au 30 décembre, nous sommes vraisemblablement en 1915. Mes recherches continuent pour comprendre la vie de Ferdinand dans les tranchées, mais ce premier travail de retranscription sera la trame du futur roman. 

1915… la quille ?

«nous revenons a Paissy le 8 janvier ou nous somme très content d’abandoner nos tranchés avec fiertée car elle son intenable l’in ne peut plus en sortir ses la misère, étant au repos l’on nous vaxine contre le fièvre Typhoïde. Sa me rend malade j’ai une fièvre de cheval qui monte à 38,4. Je vait a la visite le major me [mot illisible] et je reste a Paissy au petit repos quand les autre s’en retourne au tranchés. Je suis resté la bien mal pour la nourriture jusque au 16 que la compagnie est revenu et j’ai été la rejoindre le 18 au matin. L’on resemble la compagnie pour le vaxin encore je y vais encore a l’heure que j’écrit cela ses midi je me sens encore mal. Je suis donc rester la jusque au 28 que nous retournons au tranché en réserve avec le Capitaine. La 4e section le soir l’on nous rasemble l’escouade nous allons passer la nuit dans une tranché en liaison avec le 101 qui venait d’arrivez à Paissy nous passons donc la toute la nuit sans dormir par un froid noir le matin au petit jour nous apercevons les allemands a 400 metres qui rampait dans les fils de fers qui était passer devant nous l’on envoie avertir la section qui vient au pas Gimnastique, mais ils on disparu l’on na pas tirez. Ces le 30 le matin assi au soleil devant ma Guitoune que je fait ce récit.

Rester toujours a Paissy avec aucun changement jusqu’au 12 juin partit le soir a 8 heur passer par Moulin, Bourg Comin Vilaire arriver à Bourg en Valle a 1 heure du matin le 13. Dimanche couher desous la toil de tente pour la premiere fois. Quand il a commencé a faire claire l’on est parti fair un tour dans le Patlin qui était a 300 metre pour chercher du vin ou l’on avait bu un bon coup avec le Camarade Daviaud et Bardol. Nous sommes parti le soir a 2 heures nous avons marcher jusqu’à Fismes a 10 kilometres la les autobus nous atender le Régiment pour nous emmener. Nous montons 20 par voiture il était 9 heures le soir. Dimanche 13 nous passons par Cevigny Sugery Lougny Taverolle Cramery Pailly, Sarcy Choum[illisible] Marfaux Monteuil. La Neuville. Mailly ou nous couchons. Descendu a la Neuville a 9 heure et marcher jusqu’à Mailly nous sommes couchez a 1 heure le lundi matin le 14 juin un très jolie patlin assez grand. Un pays très vignable ou nous avions bu un bon coup tous le régiment. Parti le soir a 8 heure pour les tranchés a Silerie a 200 metres des boches et nous passons 5 jours dans les tranchésnnous revenons a Silerie a cotée du Canal le samedi 19 juin ou nous passons  6 jours. Nous retournons au tranchés en première ligne pour 12 jours et nous alons a Chigny les roses ou nous prenons notre repos 6 jours nous restons dans ce secteur jusqua au 23 aout que nous somme parti de Chigny a 8 heure du soir ou nous marchons jusqua Pargny ou nous somme la 2 heures dans la nuit. Nous partons le 24 a midi par une chaleur atroce le quart du régiment tombe de chaleur nous arrivons dans un petit patlin tous pres de Fismes a 2 kilometre a 7 heure du soir ou nous restons deux jours nous partons donc le 26 a 3 heure du soir ou nous mangeons la soupe a 6 heure dans un champ tout pres de Romain. Nous partons a 7 heure et nous arrivons a 2 heure du matin dans les bois de beau marais ou je campe desous la tente. Nous restons donc dans les bois de Beau marais la ville au Bois Pontavert ou nous allons au repos jusqua Concevreux nous restons dans ses environs jusqu’au 17 novembre que nous sommes relevez par les 8e de lignes dans le bois de mines a 10 metres des boches. Nous partons le 17 au soir nous couchons a Concecreux et nous partons le 19 au matin ou nous arrivons à Chalons sur Selves a 10 heures à 20 kilometres en Champagnes dans le Marnes. Nous restons la 4 jours et nous repartons a 4 heures le 22. Encore plus loin nous faisons encore 20 kilometres pour nous rendre à Cuchery encore en champagne a 30 kilometres des lignes boches. Dans un charmant petit pays ou l’on est très bien reçu par les civil la l’on nous sort des compagnies la Classe 1900 moi pour le moment je soigne le cheval du Major le 30 9bre…»    

Histoire d’un roman… le carnet ouvre ses portes (7)

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Je poursuis le travail de retranscription, commencé il y a peu de temps[1]. Pas de repos pour les braves, à Noël on continue de se battre.. mais on trouve le temps d’oublier, le champagne le permet.

Noël

«Le soir a 3 heure de l’après midi nous sommes parti de nos tranchés pour nous rendre au repos a Payssi nous ocupons les carriere que nous avions déjàs occuper le 28 le samedi a 6 heure soir nous sommes partit 4 hommes et le caporal pour prendre la garde au petit poste nous passons toute la nuit sans dormir de sentinelle avec la pluit sur le dos. J’oubliai de dire que le 25 novembre le jour de la saint Catherine il a tomber de la neiges toute la matiné ou nous avions été au tranché la neige a durer 2 jour. Le jour ou j’écrit cela c’est le 30 novembre nous sommes encore au repos ses toujours meme situation. Dans les tranchés maintenant l’on a installé des petite cheminée fournaud que le soir après la soupe l’on fait le thé en jouant au carte. L’on revient au repos toujours Paissy la 16 décembre notre capitaine et notre comendant viend d’etre décorer de la Croix Légion d’Honneur nous par le général qui les a embrassez en les décorant apres cela la musiques joue la Marseillaise et un défiler que l’on défil tout le bataillon baillonnette au canon devant le Général c’était une petite fete sa ressemble le 14 juillet le capitaine si content qui vien donner une chopine de vin par homme Le Capitaine si content avait gagner cette médaille a la Ferme du Temple pour avoir maintenu sa compagnie toute une journée sous le feu des balles et des obus. Le lendemain le 17 décembre la musique a fait un petit concert dans un carrière une seine installer l’on dirait le grand Théatre jamais l’on se figurer etre à la guerre. Le 18 on part dans les tranchés toujour avec notre fournaud que nous faisons toujour le le thés quoique les boches nous tirait toujours desus l’on y fait attention a eux il ne épouvante plus. Le 22 décembre l’on revient encore dans notre patlin de Paissy pour passer les fetes de Noël. Le 24 la nuit de Noel nous touchons 2 bouteilles de champagne des oranges du chocolat et l’on avait tous du vin je me souviendrai encore de celle la j’avais une bonne cuite car avec 4 autres camarades l’on est aller encore après la soupe dans un café en boire deux autres bouteilles de Champagne avec le capitaine qui était aussi plein comme nous autre. L’on

Chanter comme si nous avions été a une foire, celle la restera longtemps encore gravé dans ma mémoire qui était avec moi c’était un nomé Goudet qui l’on ne se laisse pas et un sergent Billonaud de Réau et Pérot lui aussi de Réaux. Le soir pour nous refaire de sa l’on nous emmene dans les tranchés pour renforcer le 2e bataillon que l »on avait peur que les boches les attaques nous passons une très mauvaise nuit par le froid car nous étions dans de très mauvaise guitoune ces la que nous passons la messe de minuit au jour nous revenons dans notre Cantonement de Payssi. Belle journée qui se prépare c’est le matin a 9 heures que je fais ce petit récit, le jour de Noël nous restons encore au repos et le lendemain nous partons au tranchés a 1 heure de l’après midi nous rendons donc au tranché le soir a 6 heure quand il commence a faire noir l’on nous emmene faire une tranchées, en avant de notre première ligne a 100 metres des almands, nous travaillons jusqu’à minuit il nous tirai dessus mais il nous ont touché mais la 12e compagnie qui été a coté de nous a eux un mort et un blessé.

Nous retournons nous couchez le 27 Décembre nous restons encore avec le capitaine en réserve jusqu’au 31 que nous retournons au repos a Paissy le lendemain le 1e janvier, une belle journée les balles nous on souhaiter la bonne année, car a minuit il nous on envoyer 5 a 6 coup d’obus dessus nos grotte mais il nous on pas touché. le matin nous touchons du champagne et du jambon et un cigare et une chopine de vin par homme C’était la noce. Nous restons dans 4 jours la, retournons en première lignes à 50 metres des boches le 4 janvier le soir meme que nous sommes la L’Escouade nous sommes commender de Garde a surveiller les boches nous passons toute la nuit sans dormir avec l’eau sur la peau jusqu’à 7 heures le matin dans l’eau et la boue je me souviendrai encore de celle la  …»    

Histoire d’un roman… le carnet ouvre ses portes (6)

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Je poursuis le travail de retranscription, commencé il y a peu de temps[1]. L’hiver approche, le temps est dur, le froid s’installe… mais aussi les pillards.

L’hiver

«Le 10 9bre après la soupe de 10 heures 2 hommes de la 13 escouade avait aperçu la soirée avant que nous etions au tranchée quelque almands morts tout pres de nous, son partit a midi pour les Dévalisez. Le brouillard commence a tomber qui était le matin était en train de les fouiller petetre a 200 metre d’eux qu’ils les aperçu et leur on tirez desus il y en a un qui fu touchez en pleine poitrine et la tete la mort fut instantanée c’était le 11 novembre. le pauvre diable c’était un nomé Menard de la Vendée de la classe 1906 on la porté dans  nos tranchée et le lendemain l’on la enterrer. Tous les jours les meme position sur la montagne de Paysi le 13 nous changeon de tranché nous alons plus en avant en premier ligne nous somme plus pres d’eux dans de mauvaise Casbas que l’eau commence a faire écrouler nous commençons a conaitre que l’Hiver arrive par un brouillard tous les jours qui est glacé. Le samedi a 3 heures de l’après midi nous quittons nos tranché pour nous rendre a paysi au repos a 2 kilometre ou nous étions. Paysi un petit patlin bati sur un rocher l’Eglise était toute dégringolé le clochet tomber par les obus. Nous arrivons a preparer la soupe et l’on couche la compagnie dans une carriere que l’on contait passer une bonne nuit meilleur que nos tranché quand à 5 heures l’on nous resemble la compagnie pour aller prendre la garde dans la plaine dans le derriere du Patlin pour garder une route nous passons la toute la nuit du 14 au 15 novembre sans dormir par un vent et un brouillard qui été glacé et sans pouvoir se coucher je me souviendrai encore de cette nuit la au jour nous retournons dans nos carrière quand la neige et l’eau commence a tomber c’est l’hiver qui commence. Sa ne va pas aujourd’hui le 15 novembre

Le lendemain le 16 il a commencé a geler fort toute les nuits mais sa nous pas empecher de trouver une bonne cuisine de cagouille que l’on avait trouver dans des pierre et que l’on a trouver très bonne avec quelque bidon de pinard qui nous rechauffer un peu. Le 18 quoique l’on était au repos il a fallu prendre la garde que l’on avait prie dejas a garder une route derriere paysi nous passons encore la toute la nuit sans se coucher car l’on avait rien. je me souviendrai de cette nuit la par un vent de mort qui a soufflet toute la nuit le matin nous partons dans nos carrière ou l’on a été a peu près tranquille. La il n’y avait pas beaucoup de bois des Cuisinier on commencé a demolir les angard pour avoir du bois des brancard de faucheuse et toute espece de machine agricole meme un petite machine a battre qu’ils ont démoli pour avoir du bois nous avont été a peu pres tranquille quoique nous avions pas chaud. Car il gelé forts ? Le 21 le samedi a 3 heures de l’Après midi nous quittons nos carrière de Paissy pour aller reprendre nos guitouone dans nos troue de taupe les meme endroit ou nous étions dejas nous couchons moi et le camarade Gaudet ou nous avont été chercher la nuit un fagot de foin que l’on c’était bien couvert que l’on n’a pas trop froid. Aujourd’hui que jécrit cela c’est le 24 toujours la meme chose quelque obus eclate sur nos tranchés mais l’on ne s’inquiete pas beaucoup car nous sommes bien couvert et on les atent de pied ferme c’est coquin de boche …»    

Histoire d’un roman… le carnet ouvre ses portes (5)

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Je poursuis le travail de retranscription, commencé il y a peu de temps[1]. Ici la mort aux trousses et le besoin d’oublier sa condition de militaire.

Pour oublier…

« Toute le Compagnie avec pelle et pioche nous avons travailler toute la nuit par un beau claire de lune. Heureusement pour nous encore a tous instant nous entendions passer les Balles et les obus dans nos mais nos tête mais notre Artillerie leur repondait tout a coup nous entendons un obus Français qui vient de tomber au plein milieu des tranchées des almands il doivent avoir eux baucoup de mal car l’on entendait crier et se plaindre dans leur tranchés qui était a peu pres a 200 metre de nous. enfin 6 heures matin est [mot illisible] nous retourner dans nos petite Guitoune ou nous avons passer la journée [mot illisible]. depuis aujourd’hui le 5 novembre nous avons rien eut nous somme très bien dans nos Guitoune faite par les tirailleur je me souviendrai encore de la nuit de la tousain.

Le 6 ocotbre après la soupe du matin a 11 heure moi et un camarade un nommé Gourdet de Saint Maigrin nous aller à un petit patlin qui se nome  Moulin qui a peu pres 2 kilometre de nous du haut du sommet de paizit nous arrivons chez un Boulanger ou il y avait 2 commi qui travailler il commencer a sortir le pain du four nous étions une quinzaine de soldat a atendre pour du Pain seulement les civil était qu’il atendait eux aussi. Les civils était la ils ont été servi eux les premier quand ils ont été servie il en restait encore peut etre 20 sur 45 qu’ils avait sortie du four l’on saute tout dessus il y en a pas eux lontemps quoique l’on nous le faisait payer 1.10 les 4 livres mais l’on était tout de meme content car le pain manque un tiers de Boul que l’on toucher c’était pas assez et tous le crevez la faim.

Nous voilà parti du village moulin moi et mon colegue quand sur la route les balles des mitrailleuse boches nous arrivaies dessus il a fallut se cachez tout de suite dans un bois pour disparaitre et l’on les entendez passez dans les branches enfin en se dissimulant dans les bois on ses fait au pas Gimnastique que les balles tombait toujours nous avons arrivé tout de meme a nos tranchés ou était nos camarade j’ai distribué avec les camarade qu’ils était de an avoire aux aussi [mot illisible] La [mot illisible] comme moi ce même  ce même jour le 6 il y en avait qui avait trouvé du vin acheter 1.10 le litre et j’avais fait remplir mon bidon. enfin le soir c’était la noce l’on sent fouter plein la gueule comme l’on disez il y en avait qui commencer a etre bien plein ce n’était pas étonnant car l’on trouvez sa bon, et 6 heures le soir on est partit travailler au tranchés la sections nous etions a 300 metres des boches par un bau clair de lune une patrouille de chez nous est allez en reconnaissance il en trainé pas loin de quelque boche qui était etendu mort et qui commencé a sentir mauvais. notre tache fini nous revenont il est 11 heure on [mot illisible] chacun que l’on repose très loin au soir des obus jusqu’au jour le samedi au 7 ou il y a encore quelque camarade qui vont au vin pour voir s’il y en a encore l’on ne s’ocupe pas du prix tous le monde veux boire du vin coute que coute un bidon de vin sa fait oublier bien des choses mon bidon plein a [mot illisible] trop chere je fais une cigarette et je suis content…»    

Histoire d’un roman… le carnet ouvre ses portes (4)

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Je poursuis le travail de retranscription, commencé il y a peu de temps[i].  Nous sommes fin 1914, la guerre s’enlise, les soldats passent leur temps à creuser des tranchées. La guerre va durer…

 Routine…

« Le mercredi 21 octobre le soir a 4 heures un obus est tombée au milieu dune tranchée de la 1er compagnie a tué 3 homme et blessé quelques autre le jeudi 22 octobre nous somme partie des tranchés le matin 4 heures pour nous rendre au repos nous retournons passer a Bourg comin et nous arrivont a Dhuizelle le 7 heures le matin un petit bourg ou les boches n’était pas passer et que venait occuper par les anglais. La compagnie nous occupiont une grande ferme mais les propriétaire c’était de sal figure. Il ressemblaie plutot a des almands que des français. nous somme rester la 4 jour l’on était pas trop mal. L’on a acheter quelque litre de mongette qu’ils nous vendez 15 sous le litre s’était de belle mongette du Pays des soisons. L’on nous a un peu enbêter car l’on nous a fait faire un peut d’exsercice quoique c’était pas guerre de besoin mais enfin nous étions a l’abrit des balles et des obus. Les 4 jours passer nous retournons dans nos tranchés que nous étionts, nous partont le dimanche le 25 soir a 11h dans la nuit par un temps épouvantable il tomber de l’eau et il faisait noir comme chez le diable. nous remontons sur notre montagne avec peine nous prenons nos même emplacement il été 3 heures du matin quand nous y arrivons nous étions tous enfondut [mot illisible] de sueur et d’eau, moi pour me refaire je suis commender de faction en face des boches qui nous tiraie dessus, quand il a commencer a faire claire nous voyons qu’ils avait avancer leur tranchée qu’il été à 300 metre de nous le 144emes les avait laisser enfoncer un peu. Toute la matinée le 26 il on continué a nous tirailler mais dans la soirée sa a été encore plus mal, leur artillerie a commencer a donner et nous a tué 3 a 4 hommes a la Compagnie et blesser plusieurs. Le caporal d’écoute une jeune de L’Ative [mot illisible]un nommé Bernard des environs de Saintes vient d’être blessé a épaule a côté de moi par un éclat d’obus un chaprel [mot illisible] nous mangeons le soir la soupe a 6 heure etant couchez dans nos tranché. Je me souviendrais longtemps de celle la encore du 26 toute la nuit l’on a pas dormi l’on ses tirez sans se voir nous autre la compagnie mais au Matin le 27 au jour devant la de la 11eme compagnie nous voyons quelque boches étendu par terre morts qui voulait a avancez car il avait travailler toute la nuit pour avancer leur tranché sur nous. Dans le moment ou j’écrit cela il est midi le 27 octobre nous sommes encore cachez dans nos guitoune car les obus pleuvent encore sur nous  seulement nous levons la tete a chaque moment pour voir se qu’il font quand l’on en apercoit un on lui envoie un pruneau.

le soir nous aprenons que nous avions a la compagnie 7 mort et plusieur blessé 3 hommes qui était au petit poste on été tué et s’était des hommes de la 27 compagnie de la classe 1900 qui été venu avec nous moi le 30 septembre un autre est mort a coté de moi dans la tranchés une balle dans la tete au moment ou il a voulu regarder si les almand venait. le 28 octobre toujour la meme chosse impossible de se levez debout dans les tranchés sa nous tombé dessus comme la grelle. le 29 et le 30 toujour pareille le 30 au matin nous partons pour le repos a Dhuizelle nous somme remplacer par le 144eme de lignes nous partons a 2 heures et nous arrivons a 4heure tous content croyons nous reposer a midi nous aprenons qu’il fallait repartir pour le renfort dou nous venion mais nous somme partit le soir a 7 heures pour Paizit un petit patlin qui batit sur une Montagne et qui été bien amocher par les almand. La nous trouvons les tirailleur Algériens qui ocupait le patlin et il nous dise que nous venions les remplacer que eux parter plus loin dans le nord nous dirigeon dans les tranchés nous arrivons au milieu dun bois sur le bord d’une crete il été a peu prés 2 heures du matin et il y avait pas de tranchés pour la compagnie moi et les Camarade il a fallu passer le reste de la nuit coucher a la belle étoil. Je m’en souviendrai encore de cette nuit la nous avions encore fait 20 kilom au jour ne nous somme mi a nous batir des tranchés et nous les avions très bien construite car nous avions le temps et nous etions tranquille car nous etions en 3eme lignes nous avons été tranquille toute la journée du samedi le 31 quoique l’on entendait passer quelque obus et quelque balle siflet. Le jour ou j’écrit cela ses le dimanche 1 novembre ou par un beau jour de tousaint nous somme tranquille il est 3 heure quand j’écrit cela du soir après la soupe nous apprenont la nouvelle qu’il faut aller travailler au tranché en premiere ligne en face des Boches nous partons a 6 heure le soir le jour de la toussain. »